Midi Libre : Joséphine, 16 ans et déjà 10 romans en préparation

Publié le par Cavène

Avec Larmoyante , la jeune écrivain montpelliéraine lance sa première saga. Joséphine Cavène-Perez a 16 ans. Fluette, vêtue de noir, elle est brune, les cheveux longs, raides, attachés serrés, disciplinés. Tout le temps de l'entretien, elle se tient légèrement en retrait. Le regard derrière ses lunettes, à observer. Curieuse. Mais toujours prête aussi à défendre cet univers qui est le sien et qu'elle ouvre aujourd'hui au public à travers Larmoyante, le tome 1 de sa première trilogie. Une saga d'héroïque fantaisie avec dragon, elfe, nain, chev alier et princesse... « Tous plus antihéros les uns que les autres. J'aime pas les stéréotypes », avertit Joséphine avec un sourire malicieux.
L'ouvrage est sorti en août dernier, auto-édité à 500 exemplaires par La Tribu de Joséphine, à l'initiative de sa mère, Magaly. « Il fallait qu'elle passe à autre chose, qu'elle tourne la page. » Professeur des écoles, la dame est aussi sa première lectrice et sa correctrice. Et elle s'étonne, sincère et naturelle, de l'imaginaire d'une jeune fille qui « terrorise ses héros avec les araignées et n'hésite pas à tuer ses personnages qui sont toujours un peu p sychopathes » . Dans ses yeux, nulle crainte mais de l'admiration. Car si Joséphine a « eu du mal à apprendre à lire et à écrire », elle n'avait pas 8 ans quand elle a commencé à encrer des cahiers de ses légendes. Avant même d'entrer au collège, l'enfant réjouissait ses instituteurs par ses expressions écrites. Et, à 13-14 ans, elle s'est vraiment lancée. « En abandonnant avec regret le stylo pour l'ordinateur, bien plus pratique », précise-t-elle.
Édifiées sans plan, ces histoires fantastiques s'imposent , « logiques comme un film », dans sa tête. Assise à son bureau, sous sa mezzanine, dans la chambre qu'elle partage avec sa soeur (13 ans) et son petit frère (8 ans), Joséphine s'isole en écoutant du rock pour bâtir ses romans. Avec ferveur. « Car alors, je n'ai aucune limite. Mes mondes n'ont pas de règle. Et je travaille comme je le veux les caractères de mes personnages, pris jeunes pour pouvoir les faire évoluer. J'écris tout ce que je peux. Les idées s'imbriquent en suites logiques. » Lycéenne de première à Joffre, la jeune fille est « évidemment en section littéraire ! » Elle ajoute : « J'aime pas les maths. » Matière où elle récolte, malgré tout, 17 de moyenne. Ses profs ou ses copains de classe ne savent pas qu'elle écrit ni qu'elle publie. Son univers, elle le « réserve aux amis ». Confiante. « Écrire me défoule. » L'oeil que Magaly pose dessus, distant et bienveillant, lui permet de mener son ouvrage jusqu'au point final. « Ma mère ne fait pas de commentaire. Elle souligne les répétitions et incompréhensions sur une sortie papier. Moi, je rectifie si je veux » , pose la jeune auteur. « Seules les fautes d'orthographe ne sont pas négociables » , précise la maman.
Dans son univers, Joséphine présente alors Charlène Tabary. Étudiante en graphisme à l'Esma, la jeune femme a illustré le premier tome du roman de sa cadette. Des dessins « directement inspirés des descriptions hyper précises » du livre. Première fan de Joséphine, Charlène l'encourage à parler d'elle. De ses voyages en Angleterre, en Bretagne (« pays de trolls, de pluie et de brouillard »), à Venise et en Grèce (« superbes, ça inspire ! »). Et puis de la dizaine de sagas qu'elle a en construction. « Des histoires plus rocambolesques les unes que les autres » et dont les titres sonnent déjà, à l'oreille de ses fans, comme des best-sellers : Kara-Djin, L'empire d'Ecarlate... « Mais, avant tout ça, j'attends toujours le troisième tome de Larmoyante ! », rappelle, d'une voix gourmande, sa soeur.

Article écrit par Camille Fol et publié dans le Midi Libre du samedi 14 mars 2009

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L
Jalousie ? N'est-ce pas un peu prétentieux? Parfois, il est bon de lire les commentaires sans toutefois crier à l'aigreur et à la méchanceté. Certes, Joséphine n'a pas dit vouloir faire des études scientifiques mais le "tout de même" de l'article suggère tout de même qu'il s'agit tout de même d'un véritable exploit...
Ceci n'est écrit sans aucune méchanceté, et croyez-moi, sans aucune forme de jalousie .
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B
Je ne voudrais pas être méchante mais avoir 17 de moyenne en maths en L n'es pas un exploit. je connais des gens qui y sont; le programme est vraiment très simple.
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E


Etrange de se focaliser sur ce point de l'article. Joséphine n'a jamais dit qu'elle allait faire de études scientifiques. La journaliste lui demande sa moyenne de math, elle la donne... Elle est
la première à trouver que si elle a 17 de moyenne, c'est que le programme est simplissime.
N'y aurait-il pas une pointe de jalousie ? Rassure-toi, bidiboudou, Joséphine a des défauts, tu n'es pas seule dans ce cas. Développe un peu ton côté positif, ça te fera du bien. L'aigreur, ça
rend bête et méchant.



J
17 de moyenne.... en L.... bravo
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